Une écoute partie prenante, une création engagée
Basse, Ingénierie du son, R&D, Gestion de projet
« C’est un empêcheur de tourner en rond. Il faut toujours qu’il aille au-delà de ce qu’il entend. Il explore, creuse, interroge, rassemble des différences, se remet sans cesse en cause et clame que c’est comme ça qu’il faudrait que tout le monde voie la musique. Daniel Ouvrard est bassiste. Bassiste créatif. De ceux qui ne restent pas en arrière. De ceux qui portent, musique et musiciens, de ceux qui ont besoin que ça groove. Il va chercher bien au-delà des notes : le pourquoi des notes. Il considère la qualité du son comme partie intégrante de celle de la mélodie et des arrangements, sans compromis possible.
Lui-même producteur et ingénieur du son, Daniel fuit les cases dans lesquelles on a tendance à mettre musiciens et musiques, incarnant la définition même du world : sans frontières. Rien ne lui plait plus que de jongler avec les extrêmes : « tu as un tabla indien et une vièle gusla ? Ça va être génial ! » Son métier d’ingénieur du son apporte au musicien une écoute qui le démarque sur scène comme en studio : évidences et profondeurs. Esprit embellisseur de talent, technicien pointu et inspiré en continu, Daniel compte plus de trois décennies de concerts auprès des plus grands : Alfredo Rodriguez et Patato Valdes, Paco Sery, Claude Nougaro, Didier Locwood, Tomy Campbell, Peter Erskine, Emile Parisien… ou les frères Eliez avec qui il a créé en 2006 le trio éponyme.
« Ce qui sort ne vient pas que des doigts, mais du cœur ! Je me sers dans tout ce que j’entends, et c’est lorsque les gens écoutent, que je vois si j’ai réussi ou non » : le jour où il m’a dit ça, entre un arrangement génial et une blague en l’air, je me suis dit qu’on avait bien de la chance de travailler avec lui… On attend avec impatience la sortie du premier album en son nom cette fin d’année, 100% de sa composition, avec des invités prestigieux -et prestigiditateurs du son, comme lui ! »
Laurence Haxaire, Lhécho Production
Juin 2019
Crédit photo Astride Loren.
« Talent, Gentillesse, Humour, Pertinence, Patience… Ami de longue date et frère de Musique : voilà comment je peux décrire Daniel Ouvrard en quelques mots. Je l’ai connu vers la fin des années 70, à l’occasion d’une « Jam session ». Je devais avoir 14 ans et lui 19 ! Je me souviens de son allure, de sa posture au « déhanché » inimitable quand il jouait, de ses cheveux longs mais déjà épars, sa chemise jaune au col « pelle à tarte » (c’était la mode, hélas…), mais ce qui m’avait le plus marqué, c’était le fait qu’il jouait de cette basse…avec les doigts ! Pour moi, à ce moment-là, jeune ado découvrant la musique progressive anglo-saxonne, la basse était une Rickenbacker qui se jouait au médiator, et puis c’est tout ! Mais merci Daniel de m’avoir fait découvrir cet instrument sous un autre jour… Nous avions déjà en commun la passion de la musique ainsi qu’un répertoire assez vaste, allant de Magma à Chick Corea… Nous nous sommes retrouvés en 2004 et avons formé avec mon frère Philippe, batteur, un trio de musique progressive. Daniel avait déjà son studio à Bordeaux, dans lequel nous avons enregistré trois albums : « Intermezzo », « Hot Keys » et «Nightfears », dont les séances étaient ponctuées par quelques bonnes bouteilles et de grands éclats de rire… Depuis, nous avons eu l’occasion de faire pas mal de concerts en France, ainsi qu’à l’étranger. »